Prestation
Rejointoiement et reprise de façade en brique ou en pierre

Un joint qui se creuse, une brique qui s'effrite en surface, une pierre calcaire qui perd de la matière : ces signes ne se traitent pas de la même façon selon qu'ils touchent un mur de brique reconstruit au XXe siècle ou un mur ancien en pierre locale. La reprise s'ajuste à la matière réellement en cause.
- Constat des joints et de la maçonnerie
- Rejointoiement à la chaux adapté au support
- Remplacement ponctuel d'éléments abîmés
- Un prix distinct pour chaque poste de travail
Deux bâtis, deux logiques d'entretien
L'Aisne juxtapose des façades en brique, héritées pour beaucoup de la reconstruction menée après la Première Guerre mondiale à Saint-Quentin ou à Château-Thierry, et des façades en pierre calcaire dans des bourgs plus anciens. La brique se travaille avec ses propres joints et son propre mortier, tandis que le calcaire, plus tendre, réagit différemment à l'humidité et au gel. Traiter les deux matières de la même façon serait une erreur de méthode avant d'être une erreur d'aspect.
Chaux ou ciment : un choix qui engage la durée de vie du mur
Un mortier à la chaux reste souple et laisse l'humidité contenue dans le mur migrer vers l'extérieur puis s'évaporer. Un mortier au ciment, plus rigide et plus étanche, bloque au contraire cette migration : sur une pierre calcaire ou une brique ancienne, l'humidité prisonnière peut alors accélérer l'éclatement du matériau sous l'effet du gel. C'est pour cette raison que la chaux reste la référence sur le bâti ancien de l'Aisne, brique comme pierre.
Repérer un joint qui doit être repris
Un joint à surveiller se reconnaît à l'œil et au toucher : il se creuse, s'effrite sous un simple grattage, laisse parfois pousser de la mousse ou une petite végétation, ou s'accompagne de traces d'humidité sur les briques ou pierres voisines. Ces signes, souvent visibles depuis le trottoir, sont ce qu'un façadier regarde en premier avant de proposer une intervention.
Rejointoiement ou remplacement d'un élément abîmé
Le plus souvent, un rejointoiement bien exécuté suffit à lui seul à stopper la dégradation d'un mur en brique ou en pierre, sans qu'aucun remplacement ne soit nécessaire. Un élément ne se remplace que lorsqu'il est lui-même fissuré, éclaté ou trop friable pour continuer à jouer son rôle dans la maçonnerie, ce qu'un examen direct de la façade permet seul de confirmer, pierre par pierre ou brique par brique.
Ce que couvre un chiffrage de rejointoiement
Le prix se décompose poste par poste : dépose de l'ancien mortier, fourniture de la chaux adaptée à la matière du mur, nettoyage préalable de la maçonnerie, main d'œuvre et, si la hauteur du bâtiment l'impose, échafaudage. Comparer deux propositions suppose de vérifier qu'elles couvrent bien le même périmètre de mur, pas seulement le même montant affiché.
Quand une reprise visible depuis la rue engage une formalité
Un rejointoiement qui change nettement l'aspect d'un mur visible depuis la voie publique, par exemple s'il s'accompagne d'un traitement de surface ou d'une modification de teinte des joints, peut relever de la même formalité qu'un ravalement classique auprès du service urbanisme de la commune. Chaque façade tranche cette question pour elle-même, avant que le chantier ne s'ouvre.